18ème soirée harpe et poésie

Par Gabriel Provost
18ème soirée harpe et poésie
Clodeth Côté a remporté le prix Fernande Pelletier-Neveu et son poème « La dépression du p’tit crayon » lui a été remis en version laminée. (Photo: courtoisie)

La dix-huitième soirée harpe et poésie s’est déroulée en ligne cette année, un format qui a permis à l’événement de se tenir malgré les conditions pandémiques actuelles et de souligner le 150ème anniversaire de Saint-Basile-le-Grand. 

Il s’agissait de la première fois où le créateur de l’événement, Pierre Poulin-Piel, acceptait de céder le flambeau de l’animation, tout en continuant d’être impliqué dans l’organisation. M. Poulin-Piel est d’ailleurs en rémission suite à une opération pour régler un problème aggravé à la hanche, qu’il l’avait affecté il y a un an. L’homme a été en mesure d’être présent tout au long de la soirée pour l’édition 2021. Ce sont donc LEM, slammeuse sherbrookoise, ainsi que Christine Sauriol, poétesse granbyenne, qui ont pris la barre de l’événement cette année. 

Cette édition 2021 a été marquée par le retour de l’événement, qui n’avait pas pu être tenu en 2020 à cause du début de la pandémie de COVID-19. LEM a d’ailleurs mentionné à ce propos que les organisateurs étaient « armés avec nos nouvelles connaissances du monde virtuel et nous proposons de vous offrir par écrans interposés la soirée harpe et poésie. »

L’organisateur, Pierre Poulin-Piel, a amorcé la soirée en y allant d’un poème en honneur à la municipalité pour son anniversaire marquant. « Familles, jeunes et aînés, culture, développement durable sont sources de fierté pour Grandbasilois et Grandbasiloises. Des citoyens dignes en tout temps, jusque dans la courtoisie du geste, jusque dans la fierté du regard », a entre autres dit M. Poulin-Piel, tandis que la mélodie de la harpe de Myriam Reid l’accompagnait en arrière-plan. 

A suivi le maire Yves Lessard, qui a mentionné avoir manqué « en dix-huit ans. seulement, je crois, une soirée! » Le magistrat a souligné qu’il était fier que la tenue de l’événement soit possible cette année, ajoutant que les poèmes de cette édition seraient disponibles dans un recueil, qui se trouvera à la bibliothèque Roland-Leblanc. Ces textes seront aux côtés de ceux qui ont été présentés lors des années précédentes et une copie de l’enregistrement audiovisuel de l’événement pourra également être emprunté à la bibliothèque par la population. Cet enregistrement vise à permettre aux personnes ayant un handicap visuel de pouvoir  également profiter de la soirée. 

En tout, ce sont une quarantaine de poètes qui ont eu l’occasion de présenter leurs œuvres cette année. Ils étaient originaires de municipalités partout à travers le Québec et une grande proportion des artistes ont été en mesure de se déplacer pour présenter leur poème en présentiel, chose assez rare dernièrement. L’âge des écrivains variait également grandement, allant de l’adolescence jusqu’à 91 ans avec Mme Jacqueline Paré. 

« Familles, jeunes et aînés, culture, développement durable sont sources de fierté pour Grandbasilois et Grandbasiloises. Des citoyens dignes en tout temps, jusque dans la courtoisie du geste, jusque dans la fierté du regard »

-Pierre Poulin-Piel

Prix Fernande Pelletier-Neveu

Comme à chaque édition depuis 2012, le prix Fernande Pelletier-Neveu a été remis à un poète émérite. C’est Mme Clodeth Côté qui a reçu les honneurs cette année pour sa contribution à faire rayonner la poésie. Le prix remporté inclut l’inscription du nom de l’auteur sur la sculpture Fleur à mots, de même qu’une bourse de 100$ ainsi que son poème laminé. 

Mme Côté a présenté dans le cadre de l’événement son poème « La dépression du p’tit crayon », texte portant sur la vie d’un crayon à mine de plomb à travers l’utilisation qu’en fait son propriétaire, qui l’abandonne parfois avant de le reprendre à d’autres moments de sa vie.

Soirée sans accrocs, même à distance

Même s’il s’agaissait de la première édition virtuelle, l’événement, qui a été diffusé s’est avéré un succès en termes de participation et de technique. Il n’y a pas eu de problème technique qui altère la qualité de l’événement et les poèmes lus à distance étaient livrés avec une qualité aussi intéressante que ceux en présentiel.

Au moment de publier ces lignes, l’événement avait cumulé 413 visionnements sur la chaîne Youtube de la Ville de Saint-Basile-le-Grand. Les amateurs de poésie et autres curieux peuvent d’ailleurs visionner la soirée  en différé à partir de la maison et avec un montage préalable, un avantage qui a pu être tiré de la pandémie et qui assurera potentiellement une nouvelle visibilité pour les poètes et leurs œuvres.

Que pensez-vous de la tenue de ce type d’événements culturels en ligne?

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires