Deux ans pour consolider un mur

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Par Frédéric Khalkhal
Deux ans pour consolider un mur
(Photo : archives)

Le ministère des Transports entamera des travaux pour consolider un mur plus de deux ans après la fermeture d’un sentier piétonnier et cyclable à Saint-Bruno.
Le sentier piétonnier et cyclable fermé depuis le 4 juillet 2014, en raison d’un mur de soutènement longeant la route 116 et à l’intersection de la rue des Cèdres qui menaçait de s’effondrer, pourra rouvrir après les travaux prévus en septembre 2016 par le ministère des Transports du Québec (MTQ).
« Ces travaux seront effectués après la fin de ceux pour l’aménagement de la voie réservée aux autobus sur la route 116 en direction de Mont-Saint-Hilaire, afin d’avoir l’espace requis pour la machinerie », a indiqué la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville dans un communiqué.

Il aura fallu plus de deux ans au MTQ pour envisager de mettre fin aux désagréments de tout un quartier de Saint-Bruno qui ne pouvait plus emprunter ce chemin à cause d’un mur qui ne semblait pas aux normes.
« Nous devons prioriser nos actions en fonction de notre budget. » – MTQ

Des demandes répétées
Sans les demandes répétées de la municipalité et celles de la députée de Montarville, Nathalie Roy (CAQ), qui a fait connaître la problématique devant l’Assemblée nationale à Québec, personne ne sait si se sentier aurait eu l’espoir d’être rouvert bientôt.
Lors de la période des questions et réponses, Mme Roy était devenue la voix, il y a un an, de 61 signataires d’une pétition voulant la réouverture de ce sentier au plus vite.
C’est à la suite d’une inspection générale de ce sentier par le MTQ que le mur de soutènement sous la route 116, à proximité d’un tunnel passant sous l’artère routière, a été jugé dangereux. De gros blocs de béton ont alors fermé l’accès du sentier pour des mesures de sécurité. Le temps passant et l’exaspération de la population grandissant, la fermeture non hermétique du passage a fait que la population s’est remise à l’emprunter malgré les dangers.
Même si le ministère a reconnu que la sécurité de l’infrastructure laissait à désirer et qu’il en a interdit et limité l’accès sans délai devant l’urgence d’agir, « ce n’est pas une priorité. Nous devons prioriser nos actions en fonction de notre budget », expliquait en 2015 Isabelle Buisson, porte-parole du MTQ.
Déjà, en 2014, lorsque le mur défectueux avait été signalé au MTQ par la municipalité, le ministère avait mis du temps à réagir. Ce n’est que plus tard que le sentier piétonnier et cyclable avait été fermé. Pendant plusieurs jours, la Ville et le gouvernement se sont renvoyé la balle à savoir à qui incombait la responsabilité de fermer le passage.
Lorsque la députée caquiste a interpellé le ministre des Transports de l’époque Robert Poëti à l’été 2015, elle avait indiqué au journal que « le ministre n’était pas au courant de la situation. Au transport, il y a tellement de dossiers. Je lui ai donc demandé d’agir dès que possible. Il m’a dit qu’il allait s’en occuper personnellement. La balle est désormais dans son camp. En toute bonne foi, j’attends maintenant de voir les résultats, mais cela devrait s’arranger. » La réponse est finalement venue une année plus tard.
En attendant les travaux
En attendant, depuis plus de deux ans, c’est tout un quartier qui est pénalisé. Le passage piétonnier fermé, qui permettait de se rendre à la rue des Monarques, oblige désormais plusieurs marcheurs, qui habitent une vingtaine de maisons, à faire un détour d’une centaine de mètres pour emprunter le tunnel. Mais leurs désagréments devraient se terminer en septembre, le jour n’a pas été encore fixé.

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