Yvon Cuillerier compose un reel

Yvon Cuillerier compose un reel

Le violoniste Yvon Cuillerier, au centre des musiciens sur scène, était des célébrations entourant la Fête nationale à Saint-Bruno. (Photo : Frank Jr Rodi)

Dans le cadre du concours des Grands maîtres violoneux du Canada, cinq musiciens du Québec ont composé chacun une pièce. C’est le cas du Montarvillois Yvon Cuillerier, un violoniste de 86 ans.

La composition d’Yvon Cuillerier, « Grand Masters Reel », s’est d’ailleurs retrouvée dans l’édition juillet-août 2017 du magazine Québec Folklore.

Pour le musicien de Saint-Bruno-de-Montarville, qui était en spectacle cet été dans le cadre des célébrations entourant la Fête nationale au lac du Village, il s’agit d’une sixième création à se retrouver dans les pages de la revue. Un reel qu’il aurait composé en l’espace de 30 minutes, et qui ne se retrouve sur aucun album pour l’instant.

L’auteur de l’article dans Québec Folklore, Michel Mallette, décortique « Grand Masters Reel » d’Yvon Cuillerier : « Dans la tonalité de si bémol, les deux parties comportent huit mesures qui sont répétées. La partie A est bien tournée et un peu difficile à mémoriser, mais avec une belle progression. La partie B comporte une belle suite d’arpèges et a beaucoup de swing. Je classerais cette composition dans la catégorie des Woodchopper’s Reel ou Bailey’s Breakdown. Je suis persuadé que cette jolie pièce fera rapidement partie de votre répertoire au grand plaisir des danseurs qui ne pourront s’empêcher de danser et giguer. »

La composition d’Yvon Cuillerier, « Grand Masters Reel », s’est d’ailleurs retrouvée dans l’édition juillet-août 2017 du magazine Québec Folklore.

Le Montarvillois Paul Gosselin, un ami du violoneux, commente la nouvelle en s’adressant au journal Les Versants : « Quel phénomène! Vous serez en mesure de constater l’âme d’artiste qui anime cet individu! Ayant su conserver sa dextérité, sa sérénité, aujourd’hui, à presque 87 ans, il est possiblement l’aîné de tous ces participants. »

Après une pause estivale, Yvon Cuillerier, le violoniste, et Paul Gosselin, l’accordéoniste, sont à nouveau à la barre des Soirées du mardi soir, qui se déroulent à la Légion royale canadienne de Saint-Bruno-de-Montarville (1622, rue Roberval) depuis plus de 20 ans. Ils seront accompagnés de plus d’une vingtaine de musiciens.

Le retour des Soirées du mardi

Ces Soirées du mardi, qui rassemblent de 20 à 30 musiciens provenant d’un peu partout, sont très courues et appréciées de tous. Elles ont repris cette semaine. L’événement est divisé en deux programmes : d’abord, chaque participant se présente sur scène individuellement pour son numéro, ensuite, les musiciens se réunissent pour « jammer » en groupe. « Dans la salle, il y a toujours grosso modo une quarantaine de personnes qui viennent nous voir », poursuit M. Gosselin.

Violoniste depuis plus de 70 ans

Né dans le quartier Chomedey, Yvon Cuillerier apprend l’art du violon pour la première fois alors qu’il a 14 ans. Vers 18 ans, son amour pour le folklore débute. Encouragé par son père, il étudie intensément la théorie musicale par correspondance. Avec des heures de pratique, le jeune homme perfectionne sa technique. Son père jouait aussi du violon, alors le fils suit ses traces. « L’affaire, c’est que moi, j’ai continué plus longtemps que lui. J’ai pris ça très au sérieux », expliquait M. Cuillerier dans une précédente entrevue.

D’autres honneurs

Rappelons qu’Yvon Cuillerier avait été honoré le 4 septembre 2015, lors du 40 Festival de violoneux de Pembroke et de step-dancing, en Ontario. Le violoniste montarvillois avait reçu un hommage en raison de sa fidélité à l’événement. Il y a participé 39 années de suite. « Ça ne changera pas grand-chose dans ma vie, mais disons que je n’ai pas haï ça, recevoir cet honneur. Je ne m’y attendais pas, mais je suis bien content que cette loyauté ait été soulignée de la sorte », avait-il mentionné au journal. Le musicien avait également remporté une compétition de violon, celle-ci à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, en juillet de la même année.

M. Cuillerier n’a pas rappelé le journal.