Voyage dans le temps avec Les Requins

Voyage dans le temps avec Les Requins

Dans l’ordre, on aperçoit Ronald (Gabriel L’heureux), Marcel (Alexandre Craigh), Carole (Ariane Vaillancourt), Tony (Paolo Philpot) et Ti-Guy (Étienne Beaulieu), les membres du groupe Les Requins. (Photo : courtoisie)

Hommage à l’EXPO 67

Le groupe de musique Les Requins est de passage à l’église de Sainte-Julie ce mercredi 9 août. Au programme du concert, un hommage à l’EXPO 67 et aux chansons québécoises de l’époque.

L’année 2017 aura été celle des anniversaires : le 375e de Montréal, le 150e du Canada et le 50ede l’EXPO 67. Pour rendre hommage à ce dernier événement, le groupe Les Requins propose de faire revivre la frénésie de l’exposition universelle avec un spectacle hommage aux chansons québécoises de cette période. « C’est une époque que nous adorons! lance au bout du fil Alexandre Craigh (alias Marcel). Nous souhaitions organiser quelque chose de spécial pour souligner ce 50e anniversaire. Notre concert est l’hommage ultime avec les grands classiques des années 64 à 67. »

Pourtant, tous sont nés 20 ans plus tard. « Même si nous n’avons pas vécu l’événement, c’est un moment de notre histoire que nous adorons, qui nous inspire pour son effervescence. L’EXPO 67, c’est Renée Claude qui chante : “C’est le début d’un temps nouveau”. C’est le monde entier qui s’est déplacé pour nous, c’est le moment où le Québec n’était plus né pour un petit pain, mais devenait la boulangerie, c’est le désir du Québec d’avancer », déclare Alexandre Craigh.

« Il y a un élan de nostalgie qui se reflète partout de nos jours. » -Alexandre Craigh

Tendance à l’hommage

Depuis quelques années, il semble y avoir une tendance aux hommages. Le cinéma, la télévision, la musique n’y échappent pas : suites et nouvelles versions au grand écran, séries inspirées et clins d’œil aux années 80 au petit écran, retour sur scène des artistes des 60, 70 et 80. Pourquoi? « Il y a effectivement un élan de nostalgie qui se reflète partout de nos jours. C’est une légèreté que nous aimons retrouver en même temps qu’une quête d’espoir. Est-ce qu’il pourrait y avoir un lien avec les baby-boomers? Je ne sais pas, mais musicalement, je sais qu’il n’y a plus beaucoup de place qui est laissée aux artistes émergents dans les émissions de grande écoute. Ce qui fait en sorte que les gens ne connaissent pas les nouveaux musiciens, les nouveaux groupes », note Alexandre Craigh. Il constate qu’à l’opposé, il y a amplement de temps d’antenne consacré aux reprises, par exemple à des émissions comme La Voix : « Toute la lumière est mise sur les succès d’autres artistes, pas sur les compos originales des candidats. »

Les Requins sont formés des musiciens Étienne Beaulieu, Gabriel L’Heureux, Paolo Philipot et Alexandre Craigh, qui composent également Cherry Chérie, ensemble musical se concentrant sur des compositions originales; un album sera d’ailleurs lancé le 3 octobre prochain.

La multi-instrumentiste et chanteuse Ariane Vaillancourt s’est jointe aux garçons pour compléter le groupe hommage Les Requins, et afin d’assurer une présence féminine sur scène pour les succès entre autres de Jenny Rock et Michèle Richard. « Il s’agit de deux projets bien différents. À la base, nous sommes tous des auteurs-compositeurs et nous avons nos propres chansons en français. Cette partie appartient à Cherry Chérie. Les reprises des années 50 et 60, Les Requins les interprètent », explique le représentant du groupe.

Personnifiant les rôles de Carole, Ti-Guy, Ronald, Tony et Marcel, le quintette incarne un orchestre de l’époque engagé par l’EXPO 67. En passant par des chansons de Pierre Lalonde, Joël Denis, des Baronets, de Michèle Richard, des Bel Canto, des Lutins…, la revue musicale fait revivre l’éventail des chansons québécoises de l’époque. Pour ajouter à l’ambiance, des images et vidéos inspirées de la période du yéyé sont projetées pendant l’événement. Les artistes accueilleront aussi un duo de danseuses à gogo. « Tout est dans les détails : les prénoms de l’époque, les costumes, les décors, les instruments. Il y a un aspect théâtral, historique, humoristique, musical à ce concert. Ce n’est pas un hommage, c’est carrément un retour en 1967! » promet le chanteur et guitariste.

Le concept, qui devait souligner les 50 ans de l’EXPO 67, pourrait perdurer dans le temps, selon l’intéressé : « Il y a un gros engouement du public. Les gens viennent nous voir à la fin de nos prestations et nous apportent des articles et des souvenirs qui remontent à cette ère. Il se pourrait donc que le concert perdure dans le temps. »

L’église de Sainte-Julie est située au 1686, rue Principale.

QUESTION AUX LECTEURS :

Que retenez-vous de l’EXPO 67?