Virage vert dans la région

Virage vert dans la région

Catherine Papineau conseille à tous ses proches de migrer vers la voiture électrique. (Photo : Annabelle Baillargeon)

Voitures électriques

Si le Grand Prix de Formule E à Montréal a causé des maux de tête aux commerçants et aux organisateurs de l’événement, la popularité des voitures électriques traverse quant à elle les ponts. Le quart de ce type de véhicules répertoriés dans la province se retrouve en Montérégie.

Un texte d’Annabelle Baillargeon

En mai dernier, la Ville de Saint-Basile-le-Grand autorisait la signature d’une entente de partenariat avec Hydro-Québec pour le déploiement de trois bornes de recharge destinées aux véhicules électriques sur son territoire, soit deux dans le stationnement de la halte du Village (en construction), et une autre dans le stationnement de la mairie. Le territoire grandbasilois compte déjà deux bornes électriques; celles-ci sont installées dans le stationnement de l’AMT, à la gare municipale.

« C’est un mouvement qui est parti et qui ne peut plus s’arrêter, mais des mesures pourraient être mises en place pour accélérer le phénomène. » – Martin Archambault

Du côté de Sainte-Julie, on en trouve une dizaine; notamment à l’hôtel de ville (une pour le public et une pour les employés), au terminus de Sainte-Julie (2), à l’aréna de Sainte-Julie (1), à l’Électrium (1). Il faut aussi compter des bornes privées à l’épicerie Métro, au restaurant St-Hubert et chez le concessionnaire automobile Deschamps.

En 2017, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a déployé sur son territoire quatre bornes de recharges de niveau 2 (240 volts pour un temps de recharge de 3 à 4 heures), au Centre Marcel-Dulude et à l’aréna Michael-Bilodeau.

Témoignage

Il y a deux ans, la Chamblyenne Catherine Papineau a fait l’achat de sa voiture électrique à Saint-Bruno-de-Montarville.

« C’était d’abord pour une question écologique, mais aussi un investissement. Avec tous les rabais du concessionnaire, du gouvernement et les revenus épargnés en essence, ça revenait au même prix qu’une voiture à essence », se souvient-elle.

Vendue à cette technologie, elle conseille à tous ses proches de passer au vert. « On dirait que tout le monde attend de connaître quelqu’un pour essayer avant d’acheter. Avant, quand je croisais une autre voiture électrique, on se faisait des thumbs up, maintenant on ne le fait plus, car il y en a trop », constate-t-elle.

Nombre

Sur le plan du nombre de véhicules, la Montérégie n’est pas la région qui en compte le plus. Elle trône plutôt quant à la proportion avec la population, selon le responsable des communications de l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ), Martin Archambault.

Lui-même résidant de Sainte-Julie, il est à même de constater les économies faites en enrayant le carburant. Les modèles de voitures électriques sont intéressants pour les conducteurs qui parcourent de bonnes distances.

« Dans mon cas, je faisais environ 400 kilomètres par semaine pour me rendre au travail. L’économie que je fais en essence est plus grande que le paiement supplémentaire sur mon auto. Ce n’est pas qu’un statement écologique », qualifie-t-il.

Objectif

D’ici 2020, le gouvernement compte franchir le cap des 100 000 voitures électriques dans son parc routier. Québec offre des crédits pouvant aller jusqu’à 8 000 $ pour encourager les consommateurs à prendre un virage vert.

« Lorsqu’on regarde les mesures mises en place au Québec par rapport à celles au Canada, c’est très intéressant. C’est un mouvement qui est parti et qui ne peut plus s’arrêter, mais des mesures pourraient être instaurées pour accélérer le phénomène », croit M. Archambault.

L’implantation de voies réservées ou la gratuité des stationnements pour les voitures qui sont branchées pourraient inciter les automobilistes à adopter la voiture verte, selon lui.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous l’intention de faire l’achat d’un véhicule électrique?