Une journée dédiée à l’estime de soi

Une journée dédiée à l’estime de soi

L'estime de soi est la clé pour aider à traverser la période de l'adolescence.

Crédit photo : archives

La conférencière et auteure Marie-Ève Lamontagne souhaite que le 25 octobre devienne la Journée de l’estime de soi. 
Marie-Ève Lamontagne a fait le tour de la province avec sa conférence Du mal-être à l’estime de soi. Elle se prépare à lancer son tout premier livre sur le sujet au début de l’année 2017. Un autre projet qui lui tient à cœur est d’instaurer une journée dédiée à l’estime de soi et ainsi susciter une vague d’amour et de compassion, envers soi-même comme envers autrui.
Au cours de cette journée, elle souhaite que chacun fasse preuve d’empathie pour voir au-delà des apparences. « Suivez le mouvement et faisons du 25 octobre une journée marquante pour que des gens de toutes les régions, simultanément, se portent bénévoles pour valoriser les autres, sans oublier de commencer par eux-mêmes! Que ce soit par un compliment, un service ou un simple sourire, posons des gestes concrets et invitons nos proches à faire de même. »
Elle invite les médias, les écoles, les fondations, les entreprises et les associations à contribuer à la réussite de cette journée. « Ensemble, nous pouvons créer un impact positif majeur et qui sait, peut-être engendrer des changements de perceptions et de mentalités. »

« Ensemble, nous pouvons créer un impact positif majeur et qui sait, peut-être engendrer des changements de perceptions et de mentalités. » – Marie-Ève Lamontagne

 

On peut obtenir plus d’informations sur la page Facebook de l’événement. « Les gens peuvent exprimer ce qu’ils comptent faire pour favoriser l’estime de soi et des autres. Lors de la journée, tous seront invités à partager leur expérience, leurs résultats et plus encore! »
L’estime de soi chez les ados 
La travailleuse sociale Chantal David explique qu’une bonne estime de soi est la clé pour aider à traverser la période de l’adolescence. « Les ados qui en sont à l’étape de se connaître, de se différencier des autres et de s’affirmer pour prendre une saine distance de leurs parents ont besoin de pouvoir apprendre à identifier leurs forces et qualités, leurs vulnérabilités et difficultés. » Elle explique que les parents ont avantage à trouver des mots qui favorisent l’estime de soi chez leur jeune. « Les mots respectueux et réalistes face aux capacités du jeune sont gagnants. Il ne s’agit pas de louanger l’ado sans nuances ou de le blâmer de façon continue. »
La travailleuse sociale soutient que les attentes du parent envers son jeune doivent être réalistes. « Pour chaque ado, les défis de développement peuvent varier et il n’est pas approprié de comparer ses actions à celles d’autres ados qui n’ont pas les mêmes habiletés ou difficultés. »
Elle poursuit en soulignant l’importance de prendre le temps comme parent de réfléchir aux qualités et compétences qu’il décèle chez son jeune et de voir les points à améliorer, et ce, selon sa réalité. « Si le jeune a des difficultés d’apprentissage, cela peut être décevant pour le parent, car il avait imaginé que son ado n’aurait pas de problèmes à l’école. La réalité toutefois fait en sorte qu’il doit ajuster ses attentes et féliciter son jeune pour ses « bons coups », peu importe si les jeunes de son âge sont plus avancés que lui. »