Séance d’information Skyspa: une soirée animée

Séance d’information Skyspa: une soirée animée

Le 5 octobre se tenait la séance d’information du Groupe Skyspa pour le nouveau projet de station thermale. (Photo: Marianne Julien)

Skyspa

Le 5 octobre se tenait la soirée d’information du Groupe Skyspa pour le projet de station thermale à Saint-Bruno. Beaucoup de citoyens se sont déplacés afin d’assouvir leur curiosité et parfois poser les questions qui dérangent.

L’événement se déroulait sous forme de trois kiosques d’information, où les gens s’entassaient pour entendre ce que les présentateurs avaient à dire. Tous les conseillers municipaux étaient présents sur les lieux, à l’exception de Michael O’Dowd.

L’environnement et l’aménagement étaient au centre de presque toutes les discussions. Le vice-président exécutif et un architecte paysagiste ont répondu à tous les citoyens, notamment par rapport aux ressources renouvelables qu’ils allaient exploiter, telles que la géothermie dans le stationnement, les toits verts et la récupération des écoulements d’eau.

De plus, le vice-président directeur, Alain Nolet, a mentionné des travaux qui sont en cours avec la Sépaq afin de développer des connexions pédestres entre la station thermale et le mont Saint-Bruno. Cette mesure servira à attirer les visiteurs de la montagne et vice-versa, sachant que le Skyspa attirera de 100 000 à 200 000 visiteurs par année, alors que le mont Saint-Bruno en attirerait autour d’un million, dont 25 % viennent de Montréal, selon le vice-président. La première phase, qui commencera en avril, coûtera 25 millions de dollars, et la deuxième phase, plus de 30 millions de dollars.

25 millions de dollars : le coût de la première phase. La deuxième coûtera plus de 30 millions de dollars.

Rêver en couleurs
Plusieurs citoyens se disaient satisfaits du projet, même que certains cherchaient déjà à connaître le début des embauches pour la nouvelle station thermale. Par contre, d’autres ont touché des cordes sensibles, comme le manque de consultation publique, sauf pour les résidants de la rue Jodoin, qui juxtapose le terrain du projet.

D’ailleurs, l’un de ces résidants pose plusieurs questions sur le projet, mais aucune réponse ne lui parvient. Selon ce résidant, tous les propriétaires de cette rue ont des servitudes dans le fond de leur cour afin de faire écouler l’eau provenant du mont Saint-Bruno et du parc Kéroack, certains sont même canalisées. Le citoyen cherche à savoir comment la Ville ou les promoteurs vont faire avec ces servitudes, puisqu’ils installeront eux aussi un fossé afin d’empêcher leurs eaux de se retrouver chez les résidants. La question est simple, mais personne ne lui répond. Il s’est même adressé à Denis Laplante, directeur du développement urbain de la Ville lors de la séance d’information, qui avait pour seule réponse qu’il était au courant de la situation. Le citoyen veut simplement en parler avant le début de l’excavation en avril, avant qu’il ne soit trop tard.

De plus, le résidant de la rue Jodoin a l’impression de ne pas avoir eu le choix, de ne pas avoir droit à une opinion. Il dit qu’à ce jour, les résidants et la Ville ont eu trois consultations, et que c’est seulement à la dernière qu’ils ont appris qu’il y aurait de l’hébergement à la station thermale et que le stationnement serait derrière leurs propriétés. C’était ça ou 160 unités résidentielles. « On n’est vraiment pas contre le projet, on aurait juste pu émettre des commentaires. Ils nous entendent et ne nous écoutent pas, développe-t-il. On trouve que c’est un beau projet, mais il y a des détails qui nous dérangent, comme le stationnement, qui aurait peut-être pu être de l’autre côté de la station.

Manifestation
Des visiteurs inattendus se sont invités devant le Centre Marcel-Dulude pendant l’événement. Des membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) espéraient croiser le maire afin de livrer leur message qui, selon l’un des membres, André Duval, n’a pas passé lors de leur intervention au conseil municipal du mois d’août par rapport au traitement salarial équitable et à l’obstruction syndicale.

Rappel
Il y a peu, la Ville de Saint-Bruno a signé un bail emphytéotique de 99 ans liant la Ville à Patrick Rake, du Groupe SKYSPA. Un bail qui a été signé en dehors de toute consultation publique, comme ce qu’avait prévu la municipalité lors d’une séance du conseil municipal. Ce bail de longue durée rapportera au départ des revenus de 263 208 $ annuellement. Une clause prévoit la possibilité d’achat du terrain en tout temps, tandis qu’une autre stipule que le terrain devra être utilisé exclusivement à des fins de station thermale (spa) avec ou sans hébergement.

Rappelons que la Ville a été sollicitée en 2016, au moyen de DEL, par le promoteur qui désirait implanter un centre de santé sur un terrain sur le rang des Ving-Cinq Est, dont elle est propriétaire. Les dirigeants de la Ville, qui appuient ce projet, mandatent la Direction du développement urbain pour préparer un projet de modification à la réglementation de zonage et au Plan d’urbanisme de la Ville, et ce, en conformité avec le Schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Longueuil. Le terrain, autorisant auparavant uniquement l’usage résidentiel, permet maintenant seulement l’usage envisagé, soit une station thermale avec ou sans hébergement. La Ville assure que le projet a suivi rigoureusement toutes les procédures d’approbation usuelles.