Une première vélostation couverte sur la Rive-Sud

Une première vélostation couverte sur la Rive-Sud

La mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, est accompagnée du directeur général du Réseau de transport métropolitain, Raymond Bachant.

Crédit photo : Frank Jr Rodi

Terminus de Sainte-Julie

Une vélostation aménagée au terminus de Sainte-Julie a été inaugurée le 14 novembre dernier. Il s’agit du premier équipement de ce genre construit sur la Rive-Sud (Montréal).

Presque un an jour pour jour après l’inauguration du nouveau terminus de Sainte-Julie, situé en bordure de l’autoroute Jean-Lesage (la 20), c’était au tour du dévoilement de la vélostation la semaine dernière. « Cette vélostation s’inscrit dans notre volonté d’innover, de développer de nouvelles façons de modifier les habitudes des citoyens », mentionne en point de presse la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy. L’élue, qui entame un quatrième mandat, a rappelé l’adoption, en avril dernier, de la Politique des saines habitudes de vie de la ville de Sainte-Julie. « Il faut rester cohérent avec nos orientations. Nous avons construit une vélostation pour encourager les usagers à se rendre au terminus en vélo plutôt qu’en véhicule », déclare-t-elle.

La vélostation de Sainte-Julie, un stationnement intérieur pour 76 cyclistes, permet d’installer les vélos sur des supports. Les bicyclettes sont ainsi protégées des intempéries et entreposées dans un lieu sécuritaire. Elle est accessible 23 h sur 24 (fermée de 3 à 4 h pour l’entretien), 7 jours sur 7 et 365 jours par année.

« Nous avons construit une vélostation pour encourager les usagers à se rendre au terminus en vélo plutôt qu’en véhicule. » – Suzanne Roy

Un montant de 524 057 $

L’installation, financée par la Ville de Sainte-Julie au coût de 524 057 $, propose aussi quelques commodités, comme une pompe et divers outils. « Cette somme comprend les travaux de construction, les travaux d’ingénierie, les supports à vélo, l’aménagement paysager… La vélostation répond aux besoins de la ville, mais également du Réseau de transport métropolitain (RTM), anciennement l’Agence métropolitaine de transport (AMT) », explique Suzanne Roy.

La vélostation est complétée par 94 autres places extérieures de stationnement pour vélos, soit 170 espaces disponibles pour les cyclistes.

Une première sur la couronne sud

Il s’agit du premier équipement (une installation de vélos couverte) de ce genre construit sur la Rive-Sud (Montréal). Deux autres projets d’abris à accès contrôlés sont également offerts dans la région métropolitaine : une dans les locaux du campus de l’Université de Sherbrooke au terminus Longueuil et une autre dans le stationnement incitatif de la gare Deux-Montagnes.
La station de Sainte-Julie est offerte en formule premier arrivé, premier servi. Mais pour l’utiliser, les usagers doivent remplir le formulaire en ligne, disponible à l’adresse : https://rtm.quebec/fr/planifier-trajet/velo/velostations. L’inscription est gratuite. Par la suite, un employé du RTM communique avec les demandeurs afin de leur transmettre les renseignements requis pour faire encoder leur carte OPUS à la bibliothèque municipale de Sainte-Julie. Pour des raisons de sécurité, seuls les détenteurs d’une carte OPUS encodée à la bibliothèque peuvent accéder à la vélostation. « Pour développer le transport collectif, il faut des offres innovantes, faciles d‘accès, flexibles. Nous en avons un bon exemple ici, à Sainte-Julie », d’ajouter le directeur général du RTM, Raymond Bachant.

Changement de culture

Pour Suzanne Roy, la mise en place de cette vélostation marque un changement de culture à Sainte-Julie. En plus de rappeler l’inauguration du terminus, il y a un an, la mairesse est aussi revenue sur la certification bronze que Sainte-Julie a obtenue lorsqu’elle a grossi les rangs des municipalités Vélosympathiques. Enfin, elle a parlé de l’inauguration du tronçon julievillois du Sentier Oka – Mont-Saint-Hilaire : « Le stationnement incitatif se remplit très rapidement. La vélostation nous apportera un autre type de clientèle. C’est la volonté du conseil municipal d’aller dans ce sens. »
Sur place lors de l’inauguration, le journal Les Versants a également appris que d’ici la fin du mois de novembre, six abribus chauffés seraient en fonction pour les usagers. « Mon grand rêve, ce serait de construire un stationnement étagé; un projet qui permettrait d’occuper une portion de terrain moins grande », conclut la mairesse.

Le terminus en chiffres

– 953 cases de stationnement, dont 10 réservées au covoiturage et 10 aux personnes à mobilité réduite;
– 1 borne double du Circuit électrique;
– 6 quais et 3 aires d’attente pour autobus;
– 1 vélostation de 76 places;
– 1 bloc sanitaire.

QUESTION AUX LECTEURS :
Utilisez-vous le vélo pour vous rendre au travail?