Pierre Hébert et son goût du risque

Pierre Hébert et son goût du risque

« L’humoriste mystère », Pierre Hébert, sera au Centre Marcel-Dulude.

Crédit photo : Martin Girard

Centre Marcel-Dulude

« L’humoriste mystère » Pierre Hébert, celui qui a Le goût du risque, montera sur les planches du Centre Marcel-Dulude ce samedi 18 février. Il sera à Saint-Bruno-de-Montarville quelques jours à peine après sa première montréalaise.

Une rentrée montréalaise qui a connu beaucoup de succès, d’après les critiques. D’ailleurs, le spectacle, à Saint-Bruno-de-Montarville, est presque complet. « C’est toujours énervant, une première! Il y a de l’effervescence, quelque chose dans l’air d’électrique. Mais dès mon arrivée sur scène, ce soir-là, j’ai senti une bonne vibe et ça m’a permis de calmer mon stress », révèle Pierre Hébert, en entrevue avec le journal.

« J’ai donc décidé de me challenger, de sortir de ma zone de confort. » -Pierre Hébert

 

Challenge

Rappelons que l’hiver dernier, en mars, Pierre Hébert avait lancé, dans l’anonymat, la campagne promotionnelle « L ‘humoriste mystère pour 20 $ », un coup de marketing qui lui a permis de vendre 20 000 billets sur une période de quelques jours. Il explique pourquoi il a décidé de se mettre en danger de la sorte, inspiré par un invité de l’émission Tout le monde en parle : « Je ne me souviens plus de quel artiste il s’agit, mais cette personnalité disait qu’elle voulait prendre des risques. Ça m’est rentré dedans parce que je me suis rendu compte que je ne prenais plus de risques, que je vivais dans une stabilité confortable. Et ce n’est pas quelque chose que j’avais envie de montrer à ma fille. J’ai donc décidé de me challenger, de sortir de ma zone de confort », raconte Pierre Hébert, qui a trouvé ce moyen original pour lancer sa nouvelle production. « Les réseaux sociaux sont formidables pour cette raison : ils facilitent la façon de joindre les gens. »

Dans ce deuxième spectacle d’une mordante ironie, il tourne ses propres peurs en dérision afin de se convaincre lui-même de sauter dans le vide! Il s’inspire de ce que son quotidien a de risible et d’absurde pour donner aux spectateurs l’envie de sortir de la routine, de faire des choix audacieux.

Un spectacle plus mature

Selon Pierre Hébert, que les jeunes ont connu dans VRAK la vie, une émission diffusée de 2009 à 2015, les numéros du Goût du risque sont mieux ficelés que ceux du premier spectacle. « Un premier spectacle, c’est toujours un cumul de ce que tu as fait dans le passé, de ce que tu as présenté dans les bars. Mais pour Le goût du risque, les gags sont mieux écrits, les numéros sont plus matures, le spectacle est plus serré, mieux tricoté, et la ligne directrice est le goût du risque, de foncer malgré la peur », soutient celui qui s’est révélé par son personnage de Renaud, l’imitation d’un personnage handicapé mental dans Annie et ses hommes.

De psychologue à humoriste

À la suite d’études universitaires en psychologie, Pierre Hébert s’est inscrit à l’École nationale de l’humour. « Après le baccalauréat, j’ai écouté mon coeur et j’ai réalisé que je voulais faire de la scène. Je ne voulais pas me réveiller à 40 ans et regretter mes choix », poursuit-il. Il se souvient qu’au primaire, il écrivait et s’inventait des histoires, et au secondaire, il faisait de l’improvisation : « Le besoin créatif a toujours été en moi. »

Samedi soir à Saint-Bruno, lorsque le public quittera la salle, est-ce qu’il aura envie de prendre des risques? « C’est libre à lui, mais j’espère que oui! » conclut l’humoriste.

Des billets, au coût de 42 $, sont encore disponibles pour la présentation de Pierre Hébert au Centre Marcel-Dulude.