Par et pour les personnes vivant avec le cancer

Par et pour les personnes vivant avec le cancer

Annie Trudel et Micheline Vallée, les deux fondatrices de Vivacia. (Photo : Frank Jr Rodi)

Coopérative de solidarité Vivacia

La Grandbasiloise Annie Trudel, une survivante du cancer, s’apprête à créer la Coopérative de solidarité Vivacia afin d’offrir des services de cancérologie intégrative en Montérégie. Pour que le projet puisse voir le jour, il lui faut recruter des membres.

Annie Trudel planche sur ce projet avec Micheline Vallée pour fonder Vivacia, une coopérative de solidarité élaborée par et pour les personnes vivant avec le cancer. Toutes deux sont survivantes du cancer. « Je le fais pour impacter la vie des gens, cette vie qui n’est parfois pas toujours évidente », dira Annie Trudel, lors d’une soirée 5 à 7 de consultation tenue la semaine dernière à Saint-Basile-le-Grand. Le but était de recruter et d’informer les gens.

« La solution, c’est la longévité et la qualité de vie. C’est ce qui est proposé avec Vivacia. » -Annie Trudel

La cancérologie intégrative désigne le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines complémentaires dans le suivi d’un patient atteint d’un cancer. La coopérative propose de jumeler les deux approches : la médecine traditionnelle avec des traitements alternatifs qui ont fait leur preuve. Les approches proposées incluent plusieurs choix, dont la naturopathie, la nutrition, l’acupuncture, la massothérapie, la physiothérapie, l’ostéopathie, l’exercice physique, le yoga, la méditation et la psychothérapie, et ce, à des tarifs réduits.

À l’âge de 32 ans, Annie Trudel a reçu un diagnostic de cancer du sein. Depuis, la maladie a récidivé à trois reprises. Son cancer continue d‘évoluer, mais en attendant, Mme Trudel suit des traitements d’acupuncture au Centre de cancérologie intégrative d’Ottawa. Des traitements qui lui permettent de ne pas marcher avec une canne aujourd’hui. « Le Québec est en retard sur le reste de l’Amérique du Nord dans ce domaine. Au lieu d’attendre après le système de santé, nous avons décidé de nous doter nous-mêmes de ce procédé », mentionne en entrevue Annie Trudel. Elle ajoute : « Selon mon expérience personnelle, il est avantageux de combiner les deux approches à la fois parce que les séquelles aux traitements de chimio et de radiothérapie nuisent à notre qualité de vie. »

L’objectif des deux fondatrices est que la coopérative de solidarité puisse contribuer à la qualité de vie et à la longévité de ses membres. Cette qualité de vie passe entre autres par la réduction des effets secondaires causés par les traitements du cancer, l’amélioration du niveau d’énergie, l’accessibilité à des thérapies, services et produits favorisant le processus de guérison, l’intégration de saines habitudes de vie qui favorisent le maintien de la santé. « La solution, c’est la longévité et la qualité de vie. C’est ce qui est proposé avec Vivacia. »

Avec une centaine de membres, la coopérative de solidarité pourra élire un conseil d’administration vers le mois de septembre. Un projet de construction pourrait ensuite voir le jour d’ici 24 à 36 mois, ce qui permettra de répondre à l’ensemble des besoins et services.

Si le projet Vivacia vous interpelle, consultez le site Internet www.vivacia.org pour plus de détails. Que vous soyez un patient ou un proche aidant, vous pouvez dès maintenant réserver votre place de membre en écrivant à l’adresse question@vivacia.org. « Bientôt, il sera aussi possible de devenir membre travailleur, membre contributeur et membre soutien à la coopérative », de conclure Annie Trudel.

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