L’escrime, de la Belgique au Québec

L’escrime, de la Belgique au Québec

Félix Klein s’est qualifié pour les Jeux du Québec. (Photo : courtoisie)

Un jeune escrimeur venu de la Belgique s’est qualifié pour la 52e Finale des Jeux du Québec, prévue du 24 février au 4 mars à Alma. Le Montarvillois Félix Klein sera en action à l’épreuve épée masculine individuelle, pour les moins de 15 ans.

« Je suis très fier de savoir que je vais aller aux Jeux du Québec! », lance Félix Klein, en entrevue avec le journal. Toutefois, il précise : « Je ne savais pas ce qu’étaient les Jeux du Québec, alors ça n’a jamais été un objectif personnel. Ce sont les gens de mon club d’escrime qui m’en ont parlé et j’ai trouvé l’idée ! »

Félix Klein est né à Madagascar. Il a été adopté et a vécu en Belgique une partie de son enfance. En raison du travail de sa mère, qui est Québécoise, la famille demeure à Saint-Bruno-de-Montarville depuis maintenant un an et demi.

« Quand j’étais enfant, j’aimais les films de Star Wars et les mousquetaires. Quelqu’un m’a alors parlé […] de ce sport avec lequel je pourrais manier l’épée. » – Félix Klein

L’athlète a obtenu son laissez-passer pour les Jeux du Québec en raison de sa performance lors de la finale régionale d’escrime, disputée au Centre sportif Édouard-Montpetit. Il a décroché une médaille d’argent. « Je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de faire cette finale régionale parce que je n’avais pas bien réussi lors de la compétition précédente. J’étais déçu », raconte celui qui, sous le conseil de sa mère, a quand même pris la décision d’y participer. « Je me suis forcé, et j’y suis arrivé », poursuit Félix, dont l’objectif, à Alma, serait de décrocher une médaille, ou sinon, de terminer dans les cinq premiers de sa catégorie.

Selon sa mère Johanne, une présence aux Jeux du Québec est une belle marque d’intégration pour son fils. « Nous sommes si fiers de lui! » a-t-elle exprimé.

Les débuts

Avant son arrivée au Québec, Félix a vécu une douzaine d’années en Belgique. C’est dans ce pays qu’il s’est initié à l’escrime; c’est dans ce pays qu’il en a appris les bases. C’est aussi à cet endroit qu’il a gagné ses premiers honneurs, des médailles obtenues à Bruxelles et à Gembloux. « Quand j’étais enfant, j’aimais les films de Star Wars et les mousquetaires. Quelqu’un m’a alors parlé de l’escrime, de ce sport avec lequel je pourrais manier l’épée, et j’ai essayé. En grandissant, j’ai continué… et je n’ai jamais arrêté », souligne l’étudiant de 3e secondaire à l’École secondaire du Mont-Bruno. Plus tard, il aimerait faire carrière dans le domaine du cinéma, en tant que réalisateur ou scénariste.

Différences

Même si les techniques, l’approche et les grades ne sont pas les mêmes entre la Belgique et la province, à Saint-Bruno-de-Montarville, Félix s’est inscrit au Centre d’escrime Excellence. « C’est différent. En Belgique, c’est traditionnel. Il y a des examens chaque fin d’année avec des écussons pour monter en grade, alors qu’ici, il n’y a pas de juges qui regardent nos performances. Mes écussons, ici, ne valent rien. » Pendant qu’en Belgique il apprenait les bases et s’initiait aux compétitions, au Québec, Félix s’améliore, étudie des techniques plus rares et apprend à gagner dans les compétitions.

Centre d’escrime Excellence

Au Centre d’escrime Excellence, il est sous la gouverne de l’entraîneur Félix Nicolae. « Il est vraiment très bon! Lui-même a offert de bonnes performances quand il faisait de la compétition. Il se dévoue à nous et plusieurs des athlètes du club réussissent bien », de poursuivre le jeune homme. Pour lui, l’escrime est un sport qui apporte discipline, respect, esprit d’équipe.

Félix a aussi pratiqué le soccer, le judo et le tennis, tous des sports qu’il a abandonnés pendant son séjour en Belgique, entre autres le soccer, parce que ce n’était pas fait pour lui. Après les Jeux du Québec, il souhaite, sans mettre un terme à l’escrime, amorcer le karaté, afin d’essayer quelque chose de nouveau.

Blessures

Félix raconte que son grand-oncle (le frère de son grand-père) était champion d’escrime en Belgique et qu’un jour, il a dû arrêter parce que l’épée de son adversaire avait transpercé son masque et déchiré sa joue. De son côté, le Montarvillois parle surtout de bleus, disposés un peu partout sur le corps après les entraînements. « L’épée est plus violente, plus dure, plus rapide que le fleuret. Même si nos équipements sont mieux renforcés que ceux à l’époque de mon grand-oncle, on peut aussi avoir mal, parfois. Mais ça finit par passer », conclut-il.