Le DGEQ s’inquiète de l’abstention

Le DGEQ s’inquiète de l’abstention

Le DGEQ lance un cri d’alarme pour sensibiliser les citoyens à aller voter le 5 novembre. (Photo : archives)

Le directeur général des élections lance un appel à la population : un électeur sur deux qui vote, ce n’est pas assez!

« Le 5 novembre prochain, ne faisons pas les choses à moitié : votons! » a affirmé Pierre Reid, directeur général des élections du Québec, dans un appel lancé aux six millions d’électrices et d’électeurs pour qu’ils accomplissent leur devoir civique à l’occasion des prochaines élections générales municipales.

Deux votes sont à mettre dans les urnes lors d’une élection municipale , celui pour son candidat conseiller et un autre pour son candidat au poste de maire.

« En 2013, lors des dernières élections générales municipales, à peine 47 % des Québécois ont exercé leur droit de vote. En 2009, ce taux était de 45 %. Dans les deux cas, c’est moins d’une personne sur deux qui s’est alors exprimée pour élire ses représentants municipaux, c’est loin d’être suffisant », a affirmé M. Reid.

Il a rappelé que les 1 105 municipalités québécoises jouent un rôle de première importance dans notre société démocratique. De fait, les municipalités administrent annuellement plus de 15 milliards de dollars, et près de 60 % des infrastructures publiques sont sous leur responsabilité. Les élus municipaux gèrent des dossiers liés à des enjeux qui ont des retombées directes sur la vie quotidienne des citoyennes et des citoyens. Ils forment le palier de pouvoir le plus près de la population.

Une campagne de sensibilisation qui mise sur l’humour, mais, en fait, est-ce vraiment drôle?

« La moitié de la population qui se prévaut de son droit de vote, ce n’est pas drôle, c’est très préoccupant pour notre démocratie. Imaginez ce qu’il adviendrait si les municipalités faisaient, elles aussi, les choses à moitié », a souligné M. Reid en présentant le thème principal de la campagne de sensibilisation visant à stimuler l’exercice du droit de vote. Percutantes et incitatives, les images et les capsules, qui circulent depuis ce matin à la télévision, à la radio, sur Internet et dans les médias sociaux, proposent des scénarios aux dénouements inattendus qui jouent la carte de l’humour tout en faisant réfléchir : des parcs à moitié entretenus, des patinoires à moitié glacées ou encore un abribus sans toit.

« En 2013, à peine 47 % des Québécois ont exercé leur droit de vote. En 2009, ce taux était de 45 %. Dans les deux cas, c’est moins d’une personne sur deux, c’est loin d’être suffisant. » – Pierre Reid

L’accès à l’information constitue un élément majeur pour permettre aux électrices et aux électeurs d’exprimer leur voix de manière éclairée, a également mentionné M. Reid. Ainsi, il les invite à s’informer, notamment en visitant le site electionsmunicipales.quebec, qui a été spécialement conçu pour leur offrir les informations pertinentes les préparant au jour du vote.

« Le 5 novembre prochain, ne faisons pas les choses à moitié! Posons ensemble un geste essentiel à la démocratie, celui de voter. C’est un rendez-vous incontournable avec notre démocratie pour qu’elle reste forte et bel et bien vivante », a conclu M. Reid.

Saint-Bruno, bon élève

Aux dernières élections municipales, en 2013, le taux de participation à Saint-Bruno-de-Montarville avait atteint un record avec près de 60 % de votants. Un taux de participation qui avait été de 49 % aux élections de 2009.

À Saint-Basile-le-Grand, la participation citoyenne en 2013 avait été encore plus basse que la moyenne provinciale avec 44,1 %.

À Sainte-Julie, l’enjeu électoral ne se centralisera que sur les districts 3 et 4, où il y a une opposition au parti de la mairesse en place, Suzanne Roy. Dans l’ensemble des autres districts et au poste de mairesse, ce sont les membres du parti La voix des citoyens qui ont été élus par acclamation.