L’année de Gabriella?

L’année de Gabriella?

La chanteuse Gabriella est originaire de Saint-Basile-le-Grand. (Photo : Fondation Groupe Forget - Photographe Erika Rosenbaum)

2018

Après 106 représentations, Gabriella est sur le point de mettre un terme à sa tournée de l’album The Story of Oak & Leafless. L’avant-dernier concert de cette tournée aura lieu le 17 février prochain, au Centre Marcel-Dulude.

Pour la chanteuse, le passage à Saint-Bruno-de-Montarville sera spécial. « Personnellement, c’est dans cette salle que tout a commencé. Je me souviens d’avoir assisté à un spectacle d’Angèle Dubeau au Centre Marcel-Dulude. Le lendemain, j’avais un violon dans les mains. À l’époque, j’étais âgée d’à peine 6 ans! » lance la Grandbasiloise, en entrevue téléphonique, alors qu’elle est en France.

Avec la venue de Gabriella en février, et celle des musiciens du groupe de musique « death metal progressif et technique » Beyond Creation, le diffuseur du spectacle, Roger Lacoste, des Productions du 16, démontre son intérêt pour les artistes de la région. Concernant le concert de la violoniste, il déclarait lors du lancement de sa programmation : « Ce sera un bon petit spectacle à étiquette locale! Gabriella n’est plus seulement une candidate de l’émission The Voice en France. Elle s’accomplit et depuis, elle a évolué. »

« Les grands violonistes de ce monde n’aimeraient pas ma technique! » – Gabriella

Gabriella évoque que des amis et des membres de sa famille seront dans la salle. « Ce sera un bon moment à passer tous ensemble. Nous allons en profiter pour souligner la fin de la tournée. Ensuite, une autre étape est à venir. »

Cette étape, elle s’est peut-être même déjà amorcée, d’autant plus que l’équipe qui gravite autour d’elle souhaite pour 2018 établir « réellement et solidement » Gabriella sur le marché européen. En effet, la semaine dernière, l’auteure-compositrice-interprète annonçait la signature d’un contrat avec l’étiquette Polydor, une filiale d’Universal. Une entente en vue de la parution de deux albums sur le territoire européen. « C’est exceptionnel!, lance l’artiste. C’est le Saint-Graal de la musique. Maintenant, un premier extrait de mon prochain disque doit sortir le 26 janvier en sol français. » La vidéo de cette chanson doit être tournée au Québec cette semaine. Et au Québec, Gabriella est sous contrat avec La Tribu (Cowboys fringants, Ingrid St-Pierre, Dumas…).

Un disque à surveiller

Ce nouvel album, le deuxième de la Grandbasiloise, est prévu pour ce printemps. Il sera produit au Québec. D’ailleurs, le 4 janvier, le Journal de Montréal publiait sa liste de sorties québécoises à surveiller en 2018. La nouvelle création de Gabriella s’y retrouvait aux côtés de celles des Diane Dufresne, Dumas, Richard Séguin, Éric Lapointe… « Si c’est pas de la pression! Quand on m’a montré le journal, j’étais alitée, en Allemagne, pour une intoxication aux huîtres. Je n’étais pas au sommet de ma forme. Mais j’admets que de me retrouver dans cette liste est impressionnant », de poursuivre la jeune femme de 24 ans.

Le défi, selon elle, est de se distancer de The Voice, comme Marie-Mai a su se distancer de Star Académie. « C’est mon plus grand défi », avoue-t-elle.

Selon l’équipe de Gabriella, The Voice a été un passage naturel, et non un tournant pour l’artiste. « Oui, il y a eu une propulsion médiatique et dans les médias sociaux exceptionnelle, mais Gabriella a, depuis son plus jeune âge, exprimé le désir d’exercer ce métier. Son évolution est demeurée stable et constante depuis ce jour. »

Paru en 2015, The Story of Oak & Leafless est un album double de 19 plages que la chanteuse qualifie de classique dans son approche. « Dans mon premier disque, je me gâtais avec 19 titres! Je me cherchais beaucoup et j’ai exploité ma partie introvertie. Les gens vont me reconnaître dans le suivant, mais aussi me connaître. Il contiendra moins de chansons aussi. Je veux exploiter le violon intégralement, le jouer différemment. Je vis actuellement les meilleurs moments de ma vie, et ça se ressent dans les chansons », relate Gabriella, qui souhaite rendre le violon moderne. « Les grands violonistes de ce monde n’aimeraient pas ma technique! »

Pour l’équipe de la musicienne, sa plus grande qualité reste la rigueur : « Malgré son jeune âge, elle est d’une rigueur et d’une fiabilité olympiennes. Bien sûr, le fait qu’elle soit multi-instrumentiste et qu’elle maîtrise la musique et son langage théorique en fait une musicienne redoutable! »

Plus de détails sur le site www.gabriella.mu.

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