Saint-Basile souhaite agrandir sa mairie

Saint-Basile souhaite agrandir sa mairie

L’unité de médiation citoyenne de Saint-Basile-le-Grand devrait bientôt être mise sur pied.

Crédit photo : Archives

Un mandat d’environ 3 000 $ a été octroyé à la firme Ethnoscop pour une étude de protection du patrimoine archéologique en vue de l’agrandissement éventuel de l’hôtel de ville. Ce changement à la mairie permettrait d’accueillir des employés du Service des finances et du Service de l’urbanisme.

Dans le cadre de l’agrandissement en question, la Ville de Saint-Basile-le-Grand pourrait bénéficier d’une subvention s’élevant à 60 % du coût des travaux. « Par contre, le gouvernement exige qu’on s’assure de la protection du patrimoine archéologique. D’où les raisons de l’étude », déclare le directeur général, Jean-Marie Beaupré.

C’est la firme Ethnoscop, qui se consacre à la recherche, à l’acquisition de connaissances, à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine archéologique préhistorique et historique du Québec, qui a obtenu le mandat pour une somme de 2 931, 88 $. L’étude, un avis archéologique, se déroulera au cours du mois de juin. « Ce ne sont pas des travaux de fouilles, mais une analyse théorique à partir de livres d’histoire pour apprendre ce qui s’est passé sur ce terrain dans l’histoire. Ils peuvent remonter assez loin. S’il y a des soupçons ou des doutes sur quelque chose, des fouilles pourraient ensuite avoir lieu », répond M. Beaupré.

« Il est toujours préférable d’être propriétaire que locataire. » – Bernard Gagnon

Un peu d’histoire

Avant que la Municipalité acquière la bâtisse du 204, rue Principale pour la transformer en mairie, en 1965, celle-ci a déjà abrité l’ancien couvent des Sœurs de Saint-Joseph (1934), et ensuite l’école du village. « À une certaine époque, il y a eu un incendie au couvent. L’étude nous permettra d’apprendre, par exemple, s’il y a des fondations enfouies sous la portion du terrain où nous souhaitons agrandir », note le directeur général.

Agrandissement à 1 950 000 $

Les travaux d’agrandissement, évalués pour l’instant à environ 1 950 000 $, permettraient de doubler la superficie de l’actuel hôtel de ville. La nouvelle portion serait construite sur trois étages. Jean-Marie Beaupré illustre : « Pour avoir un aperçu de ce que ce sera, prenez le même bâtiment, pivotez-le de 90 ° entre la mairie et le bar, et à quelques pieds près, nous aurons doublé la superficie. » Les travaux seront effectués afin de joindre les deux édifices. La Ville compte en profiter pour refaire la toiture et changer le système de chauffage. « Nous avons un système qui serait désuet pour deux bâtiments », ajoute M. Beaupré, qui estime que d’ici la saison estivale 2018, des travaux pourraient s’amorcer. « Nous avons un an avec le ministère et la question des subventions, ensuite il faut remettre les plans et devis. »

Pour 15 employés

Ces nouveaux espaces permettront à une quinzaine de personnes du Service des finances et du Service de l’urbanisme de travailler à la mairie. Actuellement, elles sont au garage municipal ainsi qu’au rez-de-chaussée de l’édifice des services financiers, situé au 206, rue Principale.

De locataire à propriétaire

La Ville loue des locaux à raison de 65 000 $ par année dans cette dernière bâtisse, l’ancienne caisse populaire, pour quelques-uns de ses travailleurs. Avec le développement de la mairie, la Ville arrêterait de payer cette somme. Pour le maire Bernard Gagnon, il s’agit d’une opération gagnante : « Cet agrandissement nous permettrait d’avoir un hôtel de ville à la mesure et aux moyens dont nous avons besoin. C’est une dépense qui n’en est pas une en devenir. Il est toujours préférable d’être propriétaire que locataire », indiquait-il lors de l’assemblée du conseil municipal.

« Si tout se déroule comme prévu avec les subventions et la soumission pour les travaux, nous avons calculé un remboursement de 40 000 à 50 000 $ sur 25 ans. Soit des économies de 20 000 $ par année sur le montant que nous déboursons pour la location des locaux. Ce qui n’est pas négligeable », conclut Jean-Marie Beaupré.