En couple à 12 ans

En couple à 12 ans

Nicolas Fabi et Daphnée Hamel forment un couple à 12 ans. (Photo : Frank Jr Rodi)

Saint-Valentin

Afin de souligner la Saint-Valentin, prévue au calendrier ce mercredi, le journal Les Versants est allé à la rencontre d’un petit couple. Visite à l’École primaire de la Mosaïque, à Saint-Basile-le-Grand.

« Elle est généreuse, belle et gentille. »

« Il a le sens de l’humour, il est gentil et sportif, mais ça, on le sait tous! Pis y’é full mignon! »

Lui, c’est Nicolas Fabi, elle, Daphnée Hamel. Ils étudient en 6e année à l’École de la Mosaïque. Mais dans deux classes différentes. Ensemble, ils forment un duo amoureux depuis plus d’un an, mais se connaissent depuis la 1re année.

C’est quoi, la Saint-Valentin?

Pour certains, la Saint-Valentin, c’est du chocolat, des fleurs, des soupers en amoureux ou encore des souvenirs passés avec les enfants. Pour Daphnée, la fête du 14 février n’a rien de particulier, peut-être parce qu’elle ne l’a jamais soulignée auparavant. Mais pour Nicolas, chaque année le jour de la Saint-Valentin, le Grandbasilois ajoute une chandelle sur son gâteau d’anniversaire. « Pour lui, la Saint-Valentin, c’est party time! » lance sa copine avec le sourire.

Les débuts

« Notre histoire a commencé en 5e année parce que nous étions dans la même classe », raconte Daphnée. Durant la classe d’univers social, les deux jeunes amis se retrouvent réunis à la même table pour travailler. « À un moment, j’ai commencé à raconter autour de moi que je l’aimais plus qu’une amie », intervient Nicolas. « Je n’y ai pas cru tout de suite, parce que les gars font souvent des pranks. Des farces. C’est ce que je croyais que c’était. Mais c’est plus tard que je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas et qu’il était sérieux », d’ajouter la jeune fille de 12 ans.

« On ne se voit pas souvent. […] Mais on se texte de la maison. » -Nicolas Fabi

Cette année, la situation est différente, car ils ne se retrouvent pas avec la même enseignante. L’un sans l’autre, les journées sont plus longues. Par contre, ils admettent faire exprès pour obtenir les mêmes responsabilités afin de se retrouver ensemble de temps en temps, comme au comité de la bibliothèque. Les récréations, elles, semblent être consacrées aux amis. « On ne se voit pas souvent. On se parle, mais moins. Mais on se texte de la maison », explique le garçon.

Comme sorties en dehors des heures scolaires, ils se rencontrent au terrain de soccer, devant l’école, ou encore ils vont faire du patin. « Une fois, je suis allé chez elle », évoque Nicolas.

En septembre prochain, ils entreront dans la grande école, une étape qu’ils appréhendent tous les deux. Nicolas est inscrit à l’École secondaire Polybel, à Beloeil; Daphnée ira à l’École secondaire du Mont-Bruno. Ils seront séparés, une situation qui ne leur plaît pas. « Mais on va garder contact! » émet le sportif. Pour Daphnée, « c’est la vie… »

La Saint-Valentin à l’école

La professeure de 6e année à l’École de la Mosaïque Marie-Ève Cardin commente que les jeunes de cet âge n’assument pas toujours leur idylle amoureuse : « Nos petits couples ne s’affichent pas trop ensemble. Ils sont subtils. On dirait qu’ils préfèrent garder cela secret. »

Durant la semaine de la Saint-Valentin, l’enseignante invite ses élèves à porter des vêtements rouges, blancs et roses. Le système de courrier interne de l’école fonctionne également au cours des jours précédant la célébration. « Ce n’est pas autant qu’à Noël, mais les jeunes sont contents d’écrire à leurs amis d’autres classes », conclut-elle.

QUESTION AUX LECTEURS :

À quel âge avez-vous connu votre premier amour?