Échos de la fusillade et rencontre avec Gene Simmons

Échos de la fusillade et rencontre avec Gene Simmons

Le bassiste de Kiss, Gene Simmons, rencontre Stardust, musicienne et chanteuse du Boogie Wonder Band. (Photo : courtoisie)

Le Boogie Wonder Band à Las Vegas

En visite à Las Vegas, une Montarvilloise a rencontré le bassiste du groupe Kiss, Gene Simmons, lors de l’événement G2E, tenu du 3 au 5 octobre. Soit peu de temps après la fusillade survenue le dimanche 1er octobre.

La Montarvilloise campe le rôle de Stardust, une musicienne du Boogie Wonder Band. Accompagnée de Boogie Cindy, la cofondatrice et bassiste du groupe, Stardust a passé quelques jours à Las Vegas dans le cadre de ce rendez-vous du G2E (Global Gaming Expo), un important secteur de rencontres pour l’industrie de divertissement.

Au cours de leur passage à Las Vegas, les musiciennes ont été invitées au 5 Casino Entertainment Awards, un gala en lien avec le G2E qui avait lieu le 4 octobre. « Lorsque nous étions à l’exposition du G2E, nous étions comme dans une bulle. Nous n’avons pas trop senti les retombées de la tragédie. Mais au gala, c’était différent. Les gens qui recevaient un prix n’avaient pas trop le goût à la fête. Certains d’entre eux étaient même présents lorsque la fusillade est arrivée; durant leur discours, ils partageaient leur tristesse », raconte Stardust.

Elle affirme qu’à la suite de la tragédie, elle n’a pas remarqué davantage de présence policière ni de sécurité dans les rues. « Nous avons senti l’onde de choc, surtout au gala. C’est un événement qui m’a beaucoup touchée. Par contre, ce qui en ressortait, c’était surtout des témoignages sur la solidarité et l’entraide plutôt que sur la fusillade comme telle. Je crois que c’est l’expérience vécue entre eux que les personnes concernées retiennent », poursuit la Montarvilloise.

« Nous avons senti l’onde de choc, surtout au gala. » – Stardust

Rencontre avec Gene Simmons

Lors du rendez-vous G2E, chaque exposant est installé devant son kiosque pour faire la promotion de son produit ou son projet. Les exposants œuvrent dans le secteur du divertissement, du loisir, du jeu… L’événement attire quelque 26 000 visiteurs uniques. « Nous étions là pour présenter le projet du Boogie Wonder Band. Nous avons fait de belles rencontres et parlé à plusieurs personnes, des gens d’Italie, du Brésil, du Panama. Gene Simmons avait un kiosque juste à côté du nôtre », de noter Stardust.

Le populaire musicien, également chanteur chez Kiss avec Paul Stanley, proposait pour sa part Gene Simmons : The Vault Experience, par laquelle les amateurs peuvent passer une journée avec la star. À quelques reprises, il traversait pour aller parler avec les filles du Boogie Wonder Band, question d’en connaître un peu plus sur le groupe. « Il s’est montré très à l’écoute. Nous lui avons dit que nous étions de Montréal. Cependant, peut-être aussi qu’il voulait seulement s’entourer de belles filles pour des photos! Même si ce n’est pas une idole de jeunesse, même si je n’écoutais pas Kiss, tout le monde connaît Gene Simmons; c’est un personnage qui a une image de macho… »

Mais le gérant et cofondateur du groupe montréalais, Michael Weisinger, est un grand fan de Kiss. Pas surprenant aussi d’établir un lien entre les ensembles musicaux : les musiciens du Boogie Wonder Band enfilent aussi des costumes sur scène et jouent des personnages. « Son amour pour Kiss s’est transposé dans le projet du Boogie Wonder Band. Pour nous, comme pour Kiss, c’est important de toujours donner “le meilleur show”, que ce soit devant 25 ou 25 000 spectateurs. Pour cette raison, Kiss est une inspiration pour le Boogie », admet la chanteuse.

Quant à l’exposition du G2E, elle poursuit : « Nous avons eu une belle visibilité. Les gens étaient curieux de connaître notre projet, ce qui a permis de créer un petit buzz autour du Boogie Wonder Band. »

En attendant, les membres du groupe se croisent les doigts pour la suite. C’est dans l’année à venir qu’ils verront les répercussions de ce passage à Las Vegas.

Le Boogie Wonder Band se proclame ambassadeur de la musique des années 70, de disco et de funk. Le groupe parcourt la planète avec un répertoire de près de cinq heures de matériel, adapté selon le pays. « À la base, nous voulons propager la fièvre du disco dans le monde, et ce, dans le respect et non dans la caricature. Et cet aspect, ce côté intégrité du style, je crois que les gens le voient et l’apprécient. La musique disco est très riche; c’est plaisant autant pour nous que pour le public. »

Le 24 novembre, ils seront au Théâtre Rialto, à Montréal, et les 15 et 16 décembre, ils prendront d’assaut la scène du Club Dix30, à Brossard.