Des jeunes de Swan River en visite

Des jeunes de Swan River en visite

En octobre dernier, ce sont les jeunes Québécois qui ont pris l’avion afin de visiter leurs homologues à Swan River

Crédit photo : Courtoisie

Collège Trinité

Quelque 25 jeunes Manitobains, provenant de la région de Swan River, vont vivre un échange culturel avec des élèves de 4e secondaire du Collège Trinité. Les visiteurs seront de passage dans la région du 10 au 18 février.

Ce projet d’échange linguistique est organisé par trois enseignantes d’anglais langue seconde du Collège Trinité, Julie Martella, Annick Pâquet et Chantale Warren. « C’est l’occasion pour eux d’en apprendre davantage sur notre culture et notre langue, de mieux comprendre la diversité canadienne en tissant des liens avec des jeunes d’autres milieux », mentionne en entrevue Julie Martella. « Même si ces jeunes se ressemblent, leurs deux styles de vie sont très différents. À Swan River, ils vivent dans une communauté d’un peu plus de 3 000 habitants! » de poursuivre Mme Martella.

Question de bien imprégner les nouveaux arrivants de la langue (ceux-ci apprennent le français langue seconde), de la culture et des valeurs québécoises, le Collège Trinité, ses élèves et les parents qui s’impliquent préparent plusieurs activités : visite du Montréal souterrain et des studios de Radio-Canada, activité de trampoline et repas à la cabane à sucre, journée de glissades sur tubes à Saint-Jean-de-Matha… Le samedi 11 février, un rallye sera organisé dans la municipalité de Saint-Bruno-de-Montarville, pendant lequel les jeunes visiteront différents endroits à prendre en photos : la chocolaterie Heyez, la pharmacie Jean-Coutu, Provigo Le Marché, la mairie, la bibliothèque municipale, le terrain de football des Barons. « Nous leur demandons de prendre des égoportraits dans ces endroits », note Julie Martella.

« Nous répétons l’expérience parce que ça donne de grands résultats, ça crée de belles valeurs et des contacts humains. » -Julie Martella

Autres activités d’intégration
Lors de leur passage, les visiteurs du Manitoba assisteront aussi à un cours d’histoire du Québec, alors que la veille de leur départ, un repas communautaire organisé au Collège et réunissant environ 150 personnes, soit les accompagnateurs, les jeunes et les parents des familles d’accueil, soulignera la fin du projet.
Avec leurs familles d’accueil, certains auront peut-être la chance de participer à d’autres activités. « Nos parents sont très impliqués ici. Ils doivent accueillir à la maison ces ados, les considérer comme les leurs, organiser des activités… »

Le Collège Trinité à Swan River
En octobre dernier, au moment de l’Action de grâces, ce sont les jeunes Québécois qui ont pris l’avion afin de visiter leurs homologues à Swan River, un village de 3 900 habitants situé à cinq heures et demie au nord-ouest de Winnipeg. « Nous avons été accueillis chaleureusement. L’accueil reçu dans une petite communauté est très spécial. Tout le monde, dans la ville, attendait notre arrivée. C’est une communauté isolée, mais les gens s’entraident. Les valeurs humaines sont importantes et les parents de ces jeunes ont un rythme de vie bien moins stressant que le nôtre », déclare l’intéressée.

Sur place, les Québécois ont notamment visité une réserve amérindienne et des commerces de la région. Lors d’un séjour à Winnipeg, ils ont aussi franchi les portes du Musée canadien pour les droits de la personne.

Les deux groupes sont jumelés grâce au financement du programme d’échanges Expériences Canada (anciennement Société éducative de visites et d’échanges au Canada – SEVEC), qui permet le jumelage des écoles et subventionne le voyagement.

Le Collège Trinité est rendu à sa 5e participation au programme. Les autres échanges précédents ont eu lieu avec des élèves de la Nouvelle-Écosse, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique. « Nous répétons l’expérience parce que ça donne de grands résultats, ça crée de belles valeurs et des contacts humains, et parce que nous sommes fiers de montrer au reste du Canada que nous vivons en français », de conclure Julie Martella.