Dada, ou la magie de la conscience

Dada, ou la magie de la conscience

Ce spectacle clownesque d’une durée de 55 minutes s’adresse aux jeunes de 4 à 11 ans. (Photo : Françoise Landry)

Théâtre L’Aubergine

Dada, une création du Théâtre L’Aubergine, sera présentée aux enfants ce dimanche 12 février, 13 h 30, sur la scène du Centre Marcel-Dulude. 

Ce spectacle clownesque d’une durée de 55 minutes s’adresse aux jeunes de 4 à 11 ans.

Léopold Minute, un horloger de métier, répare et ajuste les montres, horloges et réveils de ses clients depuis des lustres. Partagé entre sa passion et son dada, Léopold se laisse bercer par le tic-tac de sa boutique et s’endort pour quelques secondes, presque hypnotisé. Plutôt timide, rigoureux et précis comme une horloge, il se voit bousculé à l’intérieur de lui-même, le temps d’une rêverie. Et le voilà soudain empli d’une douce folie qu’il exprime par la danse, la jonglerie et les acrobaties, guidé par sa… conscience! Celle-ci est prodigieuse et sa musicalité offre à Léopold une trame exceptionnelle pour développer une proposition sonore bien à lui. Mais, étourdi par l’omniprésence de sa conscience, il est tiraillé entre sa timidité et son envie de prendre des risques, entre les virevoltes de l’accordéon et la douceur du violoncelle… « C’est un spectacle dans lequel l’humour visuel est très présent, un spectacle très rythmé et fantaisiste », explique en entrevue Françoise Lépine, l’une des interprètes dans Dada. « Les enfants aiment beaucoup lorsque les adultes sont dépassés, et ici, Léopold est totalement dépassé par la situation », ajoute Françoise, qui est rejointe sur scène par sa sœur jumelle Josette Lépine. Ensemble, elles interprètent la conscience et les instincts de Léopold, dont le rôle est tenu par David Fiset.

« Dada aborde différents thèmes, comme le temps, la timidité, les relations avec les autres, la persévérance au travail et le surréalisme à travers le rêve. » -Françoise Lépine

Pendant que l’une essaie de le pousser à s’extérioriser, l’autre souhaite le ramener dans la constance et l’effort au travail.

« Dada aborde différents thèmes, comme le temps, la timidité, les relations avec les autres, la persévérance au travail et le surréalisme à travers le rêve », mentionne Françoise Lépine, qui a fondé avec sa sœur Les Sœurs Kif-Kif, leur compagnie de théâtre de rue, qui les amène à se produire dans plusieurs festivals internationaux.

Des clowns contemporains
Avec Dada, le Théâtre L’Aubergine, qui a été fondé il y a plus de 40 ans, explore une nouvelle lignée de clowns, qui se différencient de la tradition et des habituelles entrées clownesques. Selon Françoise Lépine, il y a plusieurs écoles de pensée à ce sujet, notamment que le clown contemporain n’a pas autant d’obligations que le clown classique. « Par exemple, le clown d’aujourd’hui peut faire rire autrement… il doit toucher les gens, faire rire à travers les émotions plutôt que par un gag et surtout, il ne porte pas le fameux nez rouge! »

Le spectacle Dada a été conçu par le Théâtre L’Aubergine en 2012 et a été promené dans les salles comme dans les écoles au Québec, mais également en Ontario, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. En mars et en mai, Dada sera aussi en tournée dans les écoles de l’Ontario. « Nous avons parcouru une très longue route en camion avec cette production », poursuit Françoise.

En 2014, cette création du Théâtre L’Aubergine s’est illustrée à la Maison de la culture de Trois-Rivières en décrochant le prix Coup de cœur du public.

En 2009, Françoise Lépine a complété une maîtrise en physique théorique. Elle a d’ailleurs posé sa candidature à la campagne de recrutement d’astronautes de la NASA, mais elle n’a pas été retenue. « J’aime beaucoup la physique. C’est une science fondamentale. C’est très beau être en amour pour une discipline. Je suis très curieuse et j’ai découvert beaucoup sur la nature grâce à ce programme. Ça me manque », indique la dame.

Selon elle, les enfants doivent assister à Dada parce qu’ils « verront des choses qu’ils n’ont jamais vues de leur vie, et qu’ils ne reverront plus jamais par la suite… Le but, c’est aussi de passer un agréable moment en famille. »