Alexandre Nachi sous la caméra de Trogi

Alexandre Nachi sous la caméra de Trogi

Alexandre Nachi sur le tournage de . (Photo : courtoisie)

Alexandre Nachi, jeune Montarvillois, jouera un rôle important dans le dernier film de Roberto Trogi 1991, à l’affiche l’été prochain.

Alexandre Nachi n’a pas attendu pour deviner qu’il serait un jour acteur. À 7 ans, il était décidé à faire du théâtre à Saint-Bruno-de-Montarville, où il réside toujours.

Après avoir été recommandé à un agent, il a vu sa carrière s’accélérer. Auditions, publicité et plusieurs rôles au cinéma en anglais ou en français, plus rien ne l’arrête.

Le début de l’aventure

Ayant passé avec brio le Conservatoire d’art dramatique de Montréal, il postule aux auditions de fin d’études pour présenter aux réalisateurs la relève cinématographique. Tous les finissants du Québec dans les écoles de théâtre y participent et voilà l’opportunité de décrocher un rôle important. « Je n’étais pas certain de ce que j’avais présenté, mais le lendemain, mon agent m’a indiqué qu’on voulait me voir pour le projet de Ricardo Trogi. Il m’a fallu cinq ou six auditions pour décrocher le rôle. Le plus beau que j’aurais à jouer à date », semble dire, encore ému, Alexandre au journal les Versants.

Son rôle sera celui d’un jeune européen bohème, proche de Ricardo Trogi, dans le dernier film de sa trilogie 1981, 1987 et 1991. L’histoire de 1991 porte sur le premier voyage de Ricardo en Europe, alors qu’il est âgé de 21 ans et étudiant à l’université. Le film prendra l’affiche l’été prochain.

Polyglotte

Pas difficile pour Alexandre de jouer un jeune européen. Avec des origines roumaines, pays où il retourne de temps en temps pour revoir une partie de sa famille, l’acteur est aussi polyglotte. Il pourrait sans problème aller du français à l’anglais en passant par l’espagnol et le roumain.

« C’est une histoire de rêve qui m’arrive. C’est mon premier grand rôle, j’en pleurais lorsqu’on me l’a annoncé. Lorsque mon agente m’a annoncé cette nouvelle au téléphone, je me suis filmé pour ne jamais oublier ce moment-là. Je ne l’ai pas regardé, mais c’est ce que je m’amuse à faire chaque fois que je traverse un bon ou un mauvais moment. »

« C’est mon premier grand rôle, j’en pleurais lorsqu’on me l’a annoncé. » – Alexandre Nachi

Aux auditions, Alexandre devait montrer ses talents à la guitare. « Mais je ne savais pas jouer. Je ne l’ai bien évidemment pas dit. Après trois jours, je leur ai présenté ma chanson. C’est finalement devenu le thème musical du film, impossible de vous la dévoiler. » Depuis, il joue tous les jours et l’affiche fièrement sur son curriculum vitae.

1991 lui a permis d’aller en Italie pour le tournage, mais comme Alexandre n’a pas voulu faire les choses à moitié, plutôt que de se contenter de la journée et demie de tournage, il s’est engagé pour un périple d’un mois et demi en Europe afin de refaire le parcours de son personnage dans le film, sans que personne lui demande de le faire : « C’est de ma propre initiative que j’ai décidé de faire ça. C’est toujours d’apporter des propositions aux auteurs. »

Pour Alexandre, travailler avec Ricardo Trogi a été « libérateur. » Il décrit le réalisateur comme étant de bonne humeur et rigoureux.

« J’ai fait de très belles rencontres lors du tournage », et notamment celle de Jean-Carl Boucher, qui reprend le rôle de Ricardo dans ce film, explique-t-il.

Après cette aventure très prometteuse, Alexandre est retourné sur les planches pour jouer dans Fils de quoi?, une création du Théâtre de l’Avant-Pays : « Je joue un rôle qui est proche de moi, celui d’un père venu d’Ukraine avec une seule valise, comme moi, qui suis venu de Roumanie. » (Plus d’informations sur le site de la compagnie de théâtre : www.avantpays.qc.ca).

Peu importe le futur cinématographique d’Alexandre, 1991 restera pour lui « un souvenir que je ne suis pas près d’oublier ».